Nacelles dans le ciel

Vol en montgolfière

On décolle !

Cette année pour mon anniversaire je m’envoie en l'air ! C'est le cadeau que m'ont fait mes amis : un vol en montgolfière. Après avoir tant photographié celles-ci, je vais enfin savoir ce que cela fait de ne plus toucher terre.

Rendez-vous est pris pour le dimanche 16 octobre avec Les Montgolfières de l'Ouest Lyonnais. Eh oui ! Mon anniversaire est certes en juillet mais cet été le temps fut particulièrement incertain. Donc, rendez-vous à 8h30 à l’aérodrome de Brindas, il faut compter une bonne demi-heure pour y aller. Je sens que m'extraire du lit aussi tôt un dimanche va être quelque peu difficile mais je sais que l’expérience et le spectacle seront inoubliables.

Montgolfière (nacelle et ballon) sortie du hangar et encore rangée dans la remorqueMontgolfière (nacelle et ballon) sortie du hangar et encore rangée dans la remorqueVue de l'aérodrome de BrindasVue de l'aérodrome de Brindas

La montgolfière qui va me porter dans les airs, ainsi que deux autres passagers et le pilote, est une Ultramagic S-105, immatriculée F-GSYK. Elle peut emporter jusqu'à 5 personnes, son ballon fait 19m de hauteur et autant de circonférence, c'est un peu plus haut qu'un immeuble de 5 étages !

Dépliage et installation de la montgolfière au solDépliage et installation de la montgolfière au solMontgolfière Ultramagic S-105Montgolfière Ultramagic S-105

Déroulement

Gonflage
La nacelle est posée sur le sol en position couchée et le ballon est déplié tout en longueur. La première phase, le gonflage à froid, s'effectue au moyen d'un puissant ventilateur à essence placé devant la bouche du ballon. Pour cela trois personnes sont nécessaires : deux pour maintenir l'enveloppe ouverte et une troisième à l'autre extrémité pour l'étirer et la maintenir au sol au moyen d'une corde. La deuxième phase consiste à actionner les brûleurs pour redresser lentement le ballon et atteindre une position verticale. La nacelle est couchée au sol pour permettre d'actionner les brûleurs lors de la phase de gonflageLa nacelle est couchée au sol pour permettre d'actionner les brûleurs lors de la phase de gonflageFin du gonflage du ballon à l'aide des brûleursFin du gonflage du ballon à l'aide des brûleursLe ballon est maintenu au sol par l'équipierLe ballon est maintenu au sol par l'équipier
Décollage
C'est le moment de prendre place dans la nacelle en escaladant celle-ci au moyen des deux petites ouvertures présentes dans l'osier. Une fois tout le monde installé, le ballon est à nouveau chauffé pour permettre d'atteindre le point d'équilibre où la montgolfière est encore retenue au sol mais prête à échapper à l'attraction terrestre. L'équipier resté à terre lâche la corde, un petit coup de brûleur... et c'est l'envol ! Les personnes restées au sol rapetissent à vue d’œil, le paysage prend de l'ampleur. Le voyage commence... Le soleil matinal projette l'ombre de notre montgolfièreLe soleil matinal projette l'ombre de notre montgolfièreLa montgolfière à côté de nous a déjà décolléLa montgolfière à côté de nous a déjà décollé
Vol
La montgolfière nous transporte au gré des vents. Les changements de direction s'opèrent par changement d'altitude afin de trouver d'autres vents plus favorables, mais difficile de savoir à l'avance où ceux-ci nous porteront. Quelques instruments sont là pour aider à la navigation et à la sécurité du vol : radio, GPS, altimètre, variomètre, pyromètre, ... Et pour deux heures de vol ce ne sont pas moins de quatre bouteilles de propane sous pression qui seront utilisées. Pour avoir une idée de la chaleur dégagée, il faut s'imaginer 800 barbecues :) Vue depuis la montgolfière sur la ville (la barre rouge provient du cadre de la nacelle)Vue depuis la montgolfière sur la ville (la barre rouge provient du cadre de la nacelle)Actionnement des brûleurs pour maintenir l'altitudeActionnement des brûleurs pour maintenir l'altitude
Atterrissage
Pour poser la montgolfière, il est nécessaire de partir à la recherche d'une zone dégagée qui soit également accessible en voiture. Eh oui ! Il faudra bien la ramener au hangar ! À cela s'ajoute une difficulté supplémentaire, celle d'anticiper le mouvement dû à l'inertie. Le sol se rapproche... léger pliage des genoux pour amortir le choc éventuel de l’atterrissage. Ça y est, de retour sur le plancher des vaches ! La première personne à descendre doit faire attention car dès que son poids est à nouveau porté par le sol, la montgolfière, devenue plus légère, va remonter. Montgolfière en phase d'atterrissageMontgolfière en phase d'atterrissageLe ballon de la montgolfière est en train de se vider d'une partie de son airLe ballon de la montgolfière est en train de se vider d'une partie de son air
Pliage
Le ballon est ramené sur le sol au moyen d'une corde et vidé de son air. À deux de chaque côté, on remonte le long du ballon pour regrouper la toile en son centre. Une fois arrivés au bout, on redescend en la roulant en boule. Le tout fini rangé dans un grand sac. Ballon posé à terre prêt à être repliéBallon posé à terre prêt à être repliéArrivée du 4x4 qui va transporter la nacelle et le ballonArrivée du 4x4 qui va transporter la nacelle et le ballon
Retour
Comme on ne connaît pas à l'avance le lieu d’atterrissage, les coordonnées sont transmises à un véhicule, généralement un 4x4, qui permet un accès plus facile aux différents terrains rencontrés (surtout des champs). La nacelle et le ballon sont placés dans la remorque. Direction l’aérodrome pour un café et quelques croissants. Nacelle et ballon replié en boule et rangé dans son sacNacelle et ballon replié en boule et rangé dans son sac

Parcours

Partis de l’aérodrome de Brindas, nous avons été portés par les vents jusqu’aux Aiguillons, à 2,5 km de là à vol d’oiseau, et nous avons parcouru en tout une distance de 4km en comptant les différents détours que les vents nous ont fait prendre. Une dizaine de minutes après le départ, nous avons atteint l'altitude de 1200m au-dessus du niveau de la mer, le point culminant de notre vol, soit à peu près 900m au-dessus de la terre.

Position

Latitude :
Longitude :
Altitude :

Distance

Parcourue :
Vol d'oiseau :

Temps

À la montre :
Au départ :

Impressions

D'abord, et c'est plutôt bien, il n'y a aucune sensation de vertige, ce qui permet de pleinement apprécier le paysage. Bon, petite recherche effectuée, il semble que l'on ne puisse avoir le vertige que lorsque l'on est en contact avec le sol. De même, aucune secousse et un vol tout en douceur qui ferait presque oublier les centaines de mètres qui nous séparent du sol, si ce n'est pour la vue magnifique que l'on a de là-haut.

Ce jour, nous avons eu une bonne surprise. Une autre montgolfière nous suivait, permettant d'avoir un point de repère dans le ciel ainsi qu'une petite touche de couleur. En plus d'un ciel bleu et ensoleillé, les terres à l'Est étaient brumeuses donnant un petit côté mystérieux au paysage.

Vue matinale et brumeuse sur Brindas et ses environsVue matinale et brumeuse sur Brindas et ses environsEclipse de soleil par la montgolfière voisineEclipse de soleil par la montgolfière voisine

Bien que les brûleurs soient dirigés vers le haut, on ressent quand même, surtout au niveau du crâne, la chaleur dégagée par ceux-ci.

Brûleur et vue intérieure du ballonBrûleur et vue intérieure du ballonLes deux brûleurs permettant de maintenir la montgolfière dans les airsLes deux brûleurs permettant de maintenir la montgolfière dans les airsBrûleurs en actionBrûleurs en action

En plein milieu du ciel, au calme, avec le paysage à perte de vue et sur 360°, on est complètement détendu et on profite de ce moment magique. Un seul regret, le temps passe trop vite...